Bouillons artisanaux par Justine de
Artisanal broth by Justine from
Montréal, QC, Canada

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C'est le temps d'un au revoir...

Il est temps pour moi (Justine!) de commencer un nouveau chapitre...

Histoire un peu plus courte...

Cela fait maintenant 2 ans que j'ai débuté l'aventure Tata Soupe.

J'ai eu beaucoup de hauts et de bas, c'est normal pour un entrepreneur, peu importe le domaine! J'étais préparée et surtout très bien entourée par ma famille et mes amis.

Par contre, en toute transparence, au bout de deux ans, je m'épuise à la tâche et je n'arrive plus à surmonter les obstacles. Après de long mois de réflexion, j'en suis venue à la conclusion que je dois prendre du recul pour mieux (éventuellement) recommencer plus tard.

 

 

Histoire un peu plus longue...

Depuis l'été dernier, je me pose des questions.

J'ai une technique de motivation (je vous jure que c'est pertinent à l'histoire...) qui consiste a m'écrire une lettre dans laquelle je nomme toutes les choses que j'aime chez moi et chaque exploit aussi petit soit-il, cette lettre est en constante évolution. On y retrouve des trucs aussi futiles que : "hey! Tu as de belles jambes" ou plus profonds, plus intimes.

 

Lorsque je vais moins bien, je la lis. Ça me fait sourire et ça me redonne confiance en moi, ça me donne le petit boost dont j'ai besoin.

Cette lettre n'a malheureusement pas fonctionnée lorsque cet été j'allais moins bien en pensant à l'avenir de Tata Soupe.

Elle n'a pas fonctionné non plus lorsqu'à l'automne je ressentais un sentiment d'angoisse aiguë en pensant à l'avenir de Tata Soupe.

Comme ça ne fonctionnait pas, j'ai écris. Ça a quelque chose de thérapeutique.

J'ai écris ça :

Je n'ai jamais (depuis ma courte vie d'entrepreneur) considéré d'arrêter Tata Soupe. Bien sûr à certains moments où je me sentais moins confiante, je me demandais pourquoi je m'infligeais tout ça, mais ça ne durait jamais trop longtemps. Je n'étais pas assez découragée...

Ça m'a fait du bien d'écrire ça, mais ça m'a rendue plus confuse.

  • Si j'arrête Tata Soupe, je fais quoi?
  • Si j'arrête Tata Soupe, est-ce que j'aurai vraiment essayé?
  • Si j'arrête Tata Soupe, est-ce que ça veut dire que je n'ai pas travaillé assez fort? Est-ce que j'aurais pu faire plus? Est-ce que ça veut dire que moi, Justine, je n'ai pas ce qu'il faut pour faire vivre mon projet?
  • Si j'arrête Tata Soupe, je suis quoi? Est-ce que je m'arrête moi aussi? Je suis Tata, je vis Tata, je respire Tata, sans Tata je fais quoi?
  • Si j'arrête Tata Soupe, est-ce que mes parents seront quand même fiers de moi? Et mes amis? Et mes clients? Et mon chien? (aucun rapport, mais l'angoisse fait penser des trucs ridicules)
  • Si j'arrête Tata Soupe, je fais quoi?
  • Si j'arrête Tata Soupe, je suis qui?

Oui l'angoisse ça ressemble à un hamster sous stéroïdes et speed dans une cage trop petite qui court excessivement vite dans sa roulette.

Après ce moment d'angoisse, j'en ai parlé avec les gens qui me tiennent à coeur. Et ça m'a fait penser à deux choses que j'ai entendues récemment :

Life is terriffying, life is too precious to be wasted doing anything else than what makes us happy -- Miranda, Grey's Anatomy (appréciez mes références)

I choose to let go of what is holding me back si I can hold on to what matters most.

Et donc ma réflexion a été : Tata Soupe m'a rendu heureuse. C'est un projet que je chéris encore aujourd'hui, mais je ne suis plus heureuse à le faire. Et c'est OK!

Donc je lâche la bête et je me repose. Je souffle. Je respire. Je laisse Tata Soupe aller. Je suis un peu triste en écrivant ces mots, mais je suis aussi soulagée de m'être donné l'occasion, d'avoir eu la force et le courage, d'ouvrir une porte de sortie. Je n'aurais pas pu faire une nuit de plus à me réveiller en panique parce que je ne sais pas quoi manger le lendemain (à partir du bouillon et des lentilles...).

Ceci étant dit, ce n'est pas triste, ce n'est pas décevant. Tata Soupe m'a appris des choses que je n'aurais jamais pu apprendre en étant assise derrière un bureau ou sur un banc d'école. J'ai grandi comme je n'ai jamais grandi. J'ai mûri, et je me connais mieux maintenant qu'il y a 3 mois, 9 mois ou 1 an. Je suis extrêmement fière de mon parcours et le fait de prendre une aussi grande décision fait partie du parcours.

Je serai éternellement reconnaissante à vous tous de m'avoir supportée de près ou de loin, de m'avoir envoyé des ondes positives, d'être passée me dire coucou, d'avoir goûté mes bouillons, d'avoir cru en mon projet, d'être là, d'avoir lu mon histoire.

Merci :) 

Justine

ps : à mes parents, vous me le dites tous les jours que vous êtes fiers de moi. Je n'en ai jamais douté. Mais l'angoisse fait penser des trucs ridicules. Merci d'être vous et de m'avoir fait évoluer comme je suis.